Haut Lieu UNESCO au Château

Le Haut Lieu de l’Agropastoralisme est un projet essentiel pour le territoire cévenol. Au-delà des modules communs aux Hauts Lieux en Lozère et des enjeux sur la biodiversité, la thématique retenue à Barre des Cévennes est celle des Foires. Dès le XVème siècle, elles ont joué un double rôle à la fois économique (Beaucaire des Cévennes) et historique, social et culturel : diffusion de la Réforme, alphabétisation massive, engagement des habitants avant l’heure sur les valeurs de la République, la liberté de conscience, …

Le Haut Lieu mettra en lumière pour tous les publics, de manière didactique, la place du berger et de la transhumance. Les principes de la République laïque liés à l’histoire des Cévennes seront rappelés, inscrits tout au long du parcours dans le Haut Lieu et sur les sentiers d’interprétation.

Avant que la mémoire ne se perde, il serait salutaire que des Hauts Lieux (et d’autres lieux!) vivants comme celui de Barre des Cévennes dans les Hautes Cévennes en lien avec des musées présents dans le Gard et en Occitanie puissent émerger. Il en existe très peu sur le territoire. Toutes les traces s’effacent sur le terrain comme dans les mémoires, laissant ainsi la place au négationnisme…

La création d’une école de bergers ayant vocation dans un premier temps à former des ouvriers au service des agriculteurs et des éleveurs au sein du Haut Lieu de l’Agropastoralisme est une chance pour Barre des Cévennes. Le pastoralisme (élevage extensif) pratiqué par tous les agriculteurs et éleveurs de la commune comme dans les exploitations cévenoles est à défendre. Promouvoir le pastoralisme, c’est promouvoir notre agriculture. Le pastoralisme désigne aussi bien les bovins que les ovins, les caprins ou les équidés. Défendre le pastoralisme, c’est suspendre toutes les négociations de libre-échange dont celui avec le Mercosur.

Il y a trois Hauts Lieux en Lozère, dont Barre des Cévennes, avec pour chacun une thématique forte. Le choix évident avec tous les habitants à Barre des Cévennes évoqué dès 2011 et réaffirmé en 2018, ce sont les foires ancrées de générations en générations dans tous les esprits. Au delà de leur fonction économique, elles ont eu une influence historique, sociale et culturelle fondamentale. Les foires, comme les transhumances, ces dernières encore bien vivantes à Barre des Cévennes, serviront de fil conducteur au projet programmé au château, à la salle polyvalente en passant par les sentiers d’interprétation.

Durant un an, le dispositif ADEFPAT mis en place autour du Haut Lieu de l’Agropastoralisme pour la création d’une Maison des Métiers de l’Agropastoralisme / Ecole de Bergers a rassemblé la Chambre d’Agricultuure, l’Etat, la Région, le Département, les Communautés de Communes du Sud Lozère, l’Institut Agro et le CFPPA de Florac, l’Ecole du Merle, l’Entente interdépartementale UNESCO, des éleveurs, des élus, …

Il est proposé dans un premier temps des formations courtes pour répondre aux demandes des agriculteurs et des éleveurs. Par ailleurs, les écoles de formations en France sont saturées. L’objectif à Barre des Cévennes est d’accueillir des candidats pour des formations complémentaires sur le terrain.

Le projet pourrait accueillir une borne d’accueil ouverte 24h sur 24, des expositions temporaires , l’accueil du Haut Lieu, le Parc National des Cévennes, les modules UNESCO et le Bureau d’Information Touristique (BIT) , l’espace scénographique. Lhistoire de la cité des foires, la thématique des camisards aux maquisarts, l’accueil des réfugiés, … et les perspectives au XXIème siècle pourraient être présentés.

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